• Suivez-nous

    Stay
  • Stay
  • Visitez
  • Contribuez

    Vous êtes le bienvenu pour raconter votre voyage ou apporter un commentaire, Pensez à vous inscrire ou à vous connecter si vous êtes déjà inscrit.

    Stay
  • Destinations
    Stay
  • Thèmes

Mon coup de foudre pour Fogo aux Iles du Cap Vert. 4/4 Le village englouti

Afrique Cap Vert Fogo volcan Cha das Caldeira Le point de vente de l'association des agriculteurs qui avait été financé par l'Union européenne et l'ONG italienne Cospe

A l’épreuve du feu. Le lieu-dit de Cha das Caldeiras était composé de deux villages que j’ai visités, Bangaiera et Portela. Ils étaient situés en plein cœur de la caldeira (le cratère d'effondrement) du volcan de l’île de Fogo au Cap Vert. Or, ces deux villages ont été complètement engloutis sous la lave du volcan qui s’est réveillé en novembre 2014. Je les avais visités un peu avant et mes photos sont un témoignage de ce qui n’existe plus. Bien sûr les 1500 habitants ont tous été évacués à temps puisque la coulée de lave avançait lentement, mais leurs maisons ont été brûlées. Je sais que, depuis, ils ont en partie reconstruit leurs maisons à proximité immédiate.

C’est après avoir découvert Sao Filipe, la ville principale de l’île de Fogo, que j’avais exploré les contours de cette île-volcan puis effectué un trek dans le sable noir du Pico, le sommet qui domine la caldeira à près de 3000 mètres d’altitude. Le drame de Bangaiera et Portela s’est déroulé en dessous du Pico, dans le creux de cette caldeira lunaire où étaient nichés ces deux villages construits évidemment en pierre de lave et par endroits blanchis à la chaux ou peints de couleurs vives. Certaines maisons dataient du XIXème siècle.

Les habitants, blottis ici pour profiter de la fertilité des terres, avaient l’habitude d’être évacués dès qu’un tremblement de terre faisait craindre une éruption. Il y en avait eu notamment d'importantes en 1675, 1847, 1995… A chaque fois après ces coulées de laves, les habitants avaient reconstruit leurs villages sur les ruines fumantes.

L’histoire de Cha das Caldeiras est un étrange mélange de persévérance et de légendes. J’ai été surprise d’y croiser beaucoup d’enfants blondinets. La population, m’a-t-on expliqué, se partage entre deux noms de familles principaux, les Fernandez et surtout les Montrond. Ces derniers seraient issus d’un nom français, celui d’un aristocrate lyonnais, un certain comte comte Armand de Montrond, réfugié au XIXème siècle dans l’île et qui aurait apporté des pieds de vigne et laissé sur place une descendance prolifique de …  54 enfants ! Un tempérament de feu en quelque sorte !

Destinations concernées: